Vous venez de décrocher votre précieux sésame et, en retournant votre permis flambant neuf, vous découvrez la mention code 106 permis de conduire sur la ligne 12 ? Pas d’inquiétude, ce chiffre ne sort pas de nulle part : il signale que vous êtes en période probatoire. Mais que signifie exactement cette mention ? Combien de temps dure-t-elle ? Quelles sont les règles spécifiques aux jeunes conducteurs ? Dans cet article complet, nous allons décoder en détail le code 106, comprendre son rôle, ses conséquences (points, vitesses, alcoolémie, obligations), ses différences avec le code 105, et répondre aux questions que tout nouveau conducteur se pose.
Les points clés
- ✓Le code 106 apparaît sur la ligne 12 de votre permis uniquement lors d’une première obtention : vérifiez les deux dates inscrites pour savoir précisément quand votre probatoire se termine.
- ✓Vous partez avec 6 points seulement : la moindre infraction peut faire basculer votre solde sous le seuil critique, ce qui déclenche des obligations concrètes avant même d’en perdre davantage.
- ✓La formation post-permis est le seul levier légal pour raccourcir votre période probatoire : elle peut faire passer 3 ans à 2 ans, ou 2 ans à 1 an et demi, à condition de la suivre dans les délais impartis.
- ✓Le taux d’alcoolémie maximal toléré est de 0,2 g/L de sang, soit pratiquement zéro : même un verre unique peut suffire à dépasser ce seuil selon votre morphologie.
Sommaire
- 1 C’est quoi le code 106 ?
- 2 Où lire le code 106 sur votre permis ?
- 3 Période probatoire : durée, points et vitesses spécifiques
- 4 Tableau récapitulatif du code 106
- 5 Cas particuliers et situations fréquentes
- 6 Pourquoi existe-t-il des codes comme le 106 ?
- 7 Que se passe-t-il si vous perdez des points avec le code 106 ?
- 8 Code 105 vs code 106 : quelles différences concrètes sur votre permis ?
- 9 Le code 106 est-il reconnu dans toute l’Europe ? Ce que savent les autres pays
- 10 Formation post-permis : comment réduire concrètement votre période probatoire
- 11 FAQ sur le code 106
- 12 Ce qu’il faut retenir sur le code 106
C’est quoi le code 106 ?
Le code 106 permis probatoire est une mention administrative imprimée sur le verso du titre, dans la fameuse ligne 12 permis de conduire signification. Ce code n’impose pas de restriction particulière, il sert simplement à matérialiser votre statut de conducteur en période probatoire.
Concrètement, il s’accompagne toujours de dates code 106 JJ/MM/AA, qui indiquent le début (jour de réussite à l’examen) et la fin de votre probatoire. Exemple : 106.15/06/24 – 15/06/27.
👉 À ne pas confondre avec le code 105 : celui-ci apparaît lorsqu’un conducteur a dû repasser son permis après une annulation ou invalidation. Le code 106 correspond, lui, à une première obtention.
Où lire le code 106 sur votre permis ?
Pour savoir si vous êtes encore soumis aux règles du probatoire, il suffit de retourner votre permis. Sur la ligne 12, vous trouverez toutes les mentions additionnelles : lecture mentions additionnelles permis comme les restrictions médicales, les conditions particulières ou, dans ce cas précis, la mention probatoire.
Le format type est : 106.JJ/MM/AA – JJ/MM/AA. En un coup d’œil, vous savez donc si votre période probatoire est toujours en cours ou si vous êtes désormais titulaire d’un permis pleinement validé.
Période probatoire : durée, points et vitesses spécifiques
La présence du code 106 permis de conduire signifie que vous êtes soumis à une période probatoire dont la durée dépend de votre formation :
- 3 ans après une formation classique.
- 2 ans en cas de conduite accompagnée (AAC).
- Possibilité de réduction grâce à une formation post-permis : votre probatoire peut passer de 3 ans à 2 ans, ou de 2 ans à 1 an et demi.
Les points du permis probatoire
- Départ à 6 points seulement.
- Ajout progressif chaque année jusqu’à atteindre 12 points permis probatoire si aucune infraction n’est commise.
- Perte de points = risque de stage obligatoire de sensibilisation et, dans certains cas, invalidation du permis.
Les limitations spécifiques
Pendant cette période :
- Le macaron A obligatoire probatoire doit être apposé à l’arrière du véhicule.
- Les limitations vitesse jeune conducteur sont plus strictes : 110 km/h sur autoroute (au lieu de 130), 100 km/h sur voie rapide, 80 km/h sur départementales.
- La tolérance alcoolémie jeune conducteur est quasi nulle : 0,2 g/L de sang maximum.
Tableau récapitulatif du code 106
| Élément | Signification | Où le trouver | À retenir |
|---|---|---|---|
| Code 106 | Vous êtes en période probatoire | Ligne 12, verso | Toujours accompagné de dates |
| Format “106.JJ/MM/AA – JJ/MM/AA” | Intervalle probatoire | Ligne 12 | Vérifiez la cohérence des dates |
| Code 105 | Permis repassé après annulation/invalidation | Ligne 12 | Ne pas confondre avec 106 |
| Réduction durée probatoire post-permis | Formation complémentaire | Attestation + dossier ANTS | Permet de raccourcir la période |
Cas particuliers et situations fréquentes
Erreur sur le code 106 ou les dates
Il arrive que les dates de fin ou la mention soient erronées. Dans ce cas, vous devez effectuer une demande de correction sur l’ANTS pour obtenir un duplicata.
Perte de points en période probatoire
Un jeune conducteur soumis au code 106 permis probatoire doit être vigilant : la perte de points entraîne plus rapidement des conséquences lourdes. Dès qu’un nombre significatif de points est retiré, un stage obligatoire est imposé.
Code 106 et conduite accompagnée
Si vous avez suivi l’AAC, le code 106 indique une période réduite à 2 ans. Vos 12 points sont atteints plus rapidement, sauf infraction.
Nouveau permis catégorie A2 ou autre
L’obtention d’une nouvelle catégorie de permis (moto, poids lourd…) n’annule pas la probatoire déjà en cours : le code 106 reste valable jusqu’à la fin de la période initiale.
Pourquoi existe-t-il des codes comme le 106 ?
Les codes harmonisés permis annexe UE sont utilisés pour uniformiser les titres de conduite en Europe. La ligne 12 permis de conduire signification regroupe toutes les conditions, qu’elles soient médicales, techniques ou administratives.
Le code 106 n’est donc pas un cas isolé : il s’inscrit dans cette logique d’uniformisation européenne, permettant à tout État membre de comprendre le statut d’un conducteur.
Que se passe-t-il si vous perdez des points avec le code 106 ?
La période probatoire est pensée pour être une phase d’apprentissage renforcé, pas une punition, mais ses conséquences sur le capital points sont nettement plus lourdes que pour un conducteur expérimenté. Vous démarrez à 6 points. Un excès de vitesse entre 20 et 30 km/h au-dessus de la limite vous coûte 1 point. Un téléphone au volant en retire 3. Un refus de priorité ou un franchissement de ligne continue, 4 points. On comprend très vite qu’un seul trajet distrait peut vous amener à moins de la moitié de votre capital initial, et c’est précisément là que les obligations légales commencent.
Dès que votre solde tombe à 6 points ou moins pendant la période probatoire, et que vous commettez une infraction entraînant une perte d’au moins 3 points, vous recevez une lettre de l’ANTS vous enjoignant de suivre un stage de sensibilisation à la sécurité routière. Ce stage n’est pas facultatif : l’ignorer vous expose à une suspension administrative. Concrètement, il se déroule sur deux jours consécutifs dans un centre agréé par la préfecture de votre département. Il comprend des séquences théoriques, des mises en situation et des échanges avec des intervenants spécialisés (forces de l’ordre, médecins, victimes d’accidents). Le coût varie entre 230 et 280 euros selon les centres et les régions, et il est entièrement à votre charge. Aucune aide d’État ou prise en charge par l’employeur n’est prévue de droit, sauf disposition conventionnelle particulière.
Le stage récupère 4 points, dans la limite de votre plafond probatoire. C’est un point souvent mal compris : si vous n’avez plus que 2 points, le stage vous ramène à 6, pas à 10. Et vous ne pouvez y participer qu’une fois par an. Si vous perdez des points très rapidement après un premier stage, les marges de manoeuvre deviennent très étroites. En cas de solde nul, le préfet prononce l’invalidation du permis, vous obligeant à repasser l’ensemble des épreuves, code et conduite compris. La procédure est encadrée par l’article L223-1 du Code de la route, consultable directement sur Légifrance.
Pour anticiper ce risque, consultez régulièrement votre solde de points sur le téléservice officiel de vérification de points accessible via FranceConnect. Beaucoup de conducteurs probatoires ignorent qu’un retrait de points n’est pas immédiat : il peut n’apparaître dans le fichier national qu’après plusieurs semaines, notamment si le paiement de l’amende forfaitaire est traité tardivement. Anticiper plutôt que subir, c’est la différence entre un stage planifié et une invalidation surprise.
Code 105 vs code 106 : quelles différences concrètes sur votre permis ?
Les deux codes apparaissent tous les deux sur la ligne 12 du permis, au même emplacement, et signalent tous les deux une période probatoire. Mais leur origine est radicalement différente, et les confondre peut conduire à des erreurs d’interprétation sur ses droits et obligations. Le code 106 désigne exclusivement un conducteur ayant obtenu son permis pour la première fois, qu’il soit passé par la filière classique, par la conduite accompagnée ou par la conduite supervisée. C’est le code standard, celui que reçoit la grande majorité des nouveaux titulaires chaque année en France.
Le code 105, lui, s’adresse à une situation bien précise : le conducteur dont le permis a été annulé ou invalidé par décision judiciaire ou administrative, et qui a dû repasser l’intégralité des épreuves pour récupérer le droit de conduire. On parle alors d’un permis reconstitué, pas d’un premier permis. La nuance est importante car ce conducteur a déjà eu de l’expérience au volant, parfois pendant des années, avant de se retrouver dans cette situation. Malgré cela, il repart sur les mêmes bases qu’un débutant : 6 points, règles probatoires complètes, macaron A obligatoire.
Sur le plan des obligations quotidiennes, les deux codes impliquent exactement les mêmes contraintes : vitesses réduites, alcoolémie limitée à 0,2 g/L, port du macaron A, capital de départ à 6 points. Le tableau ci-dessous résume les distinctions essentielles entre les deux situations pour éviter toute confusion.
| Critère | Code 106 | Code 105 |
|---|---|---|
| Contexte d’apparition | Première obtention du permis | Reprise après annulation ou invalidation |
| Profil du conducteur | Nouveau titulaire, sans expérience antérieure | Ancien conducteur reconstitué |
| Capital de points au départ | 6 points | 6 points |
| Durée de la période probatoire | 2 ou 3 ans selon la formation | 3 ans dans tous les cas |
| Formation post-permis réductrice | Oui, possible sous conditions | Non applicable |
Le code 106 est-il reconnu dans toute l’Europe ? Ce que savent les autres pays
Le permis de conduire français est harmonisé avec le modèle européen défini par la directive 2006/126/CE, ce qui signifie que sa présentation visuelle (format carte, disposition des champs, numérotation des lignes) est la même dans l’ensemble des États membres. Un contrôleur routier allemand, espagnol ou polonais sait donc lire un permis français, et il sait que la ligne 12 correspond aux mentions complémentaires. Mais la signification précise du code 106 reste une réalité franco-française : aucune directive européenne ne standardise les codes nationaux inscrits dans ce champ. Chaque pays est libre d’y faire figurer ses propres mentions administratives, selon ses règles internes.
En pratique, lors d’un contrôle routier à l’étranger, un agent de police consulte avant tout les données de base : catégorie du permis, date de validité, restrictions éventuelles (port de lunettes, véhicule adapté). Le code 106 n’a pas de traduction automatique dans leurs systèmes. Un conducteur en période probatoire française circulant en Belgique, en Italie ou en Espagne n’est pas tenu de respecter les limitations spécifiques françaises sur ces territoires : c’est la loi du pays traversé qui s’applique. Ainsi, sur autoroute allemande sans limitation, les règles locales prévalent, pas les 110 km/h du probatoire français.
Cela dit, le retour en France remet immédiatement en vigueur toutes les obligations liées au code 106. Et si une infraction commise à l’étranger donne lieu à une communication entre administrations (ce qui est de plus en plus fréquent dans le cadre du système EUCARIS d’échange de données entre États membres), les points peuvent être retirés du permis français sur le fondement de l’infraction étrangère. Ce mécanisme concerne principalement les excès de vitesse et les infractions graves relevées par des systèmes automatisés dans les pays partenaires. Les conducteurs effectuant régulièrement des trajets transfrontaliers ont donc intérêt à connaître les règles locales sans présumer que leur statut probatoire français est invisible aux autorités étrangères.
Pour les ressortissants étrangers résidant en France qui souhaitent comprendre le code 106 inscrit sur leur permis français obtenu localement, la situation est identique à celle de tout nouveau conducteur français : les obligations probatoires s’appliquent dès lors que le permis a été délivré en France. La nationalité du conducteur ne change rien au statut du titre. En cas de retour dans le pays d’origine avec un permis français en cours de validité, les règles de reconnaissance mutuelle s’appliquent, mais la gestion des points reste du ressort de l’administration française.
Formation post-permis : comment réduire concrètement votre période probatoire
La formation post-permis est souvent évoquée en quelques mots dans les guides destinés aux jeunes conducteurs, sans que ses modalités concrètes soient explicitées. Pourtant, elle représente le seul moyen légal de raccourcir la durée probatoire inscrite dans le code 106. Son principe est simple : en effectuant une session de conduite supervisée après l’obtention du permis, vous montrez une démarche volontaire de progression, et l’administration reconnaît cet effort par une réduction de durée. Concrètement, un conducteur passé par la filière classique passe de 3 ans à 2 ans de probatoire. Celui ayant déjà bénéficié de la conduite accompagnée (AAC), et donc d’une durée initiale de 2 ans, peut la ramener à 1 an et demi.
Pour y accéder, la formation doit être suivie dans une auto-école agréée proposant ce module spécifique, dans un délai précis après l’obtention du permis. Ce délai est fixé entre le 6e et le 12e mois suivant la date d’obtention : ni trop tôt (vous devez avoir accumulé quelques mois d’expérience réelle), ni trop tard (au-delà d’un an, la réduction n’est plus possible). La session dure en général entre 3 et 4 heures, et se compose d’un entretien individuel avec le moniteur, de séquences de conduite en conditions variées, et d’un bilan personnalisé sur les axes de progression. Le coût moyen se situe entre 100 et 150 euros, selon l’auto-école et la région.
Une fois la formation effectuée, l’auto-école remet une attestation de suivi. C’est ce document qui doit être transmis à l’ANTS, via le téléservice dédié sur service-public.fr, pour que la réduction de durée soit enregistrée officiellement. Sans cette transmission, la réduction n’est pas automatique : l’attestation reste dans un tiroir et n’a aucune valeur administrative. Il est donc indispensable de finaliser cette démarche dans les semaines suivant la formation, et de conserver une copie du document en cas de litige ou de contrôle. La mise à jour du code 106 sur votre permis physique n’entraîne pas l’émission d’un nouveau titre : c’est le fichier national qui est modifié, et c’est lui qui fait foi.
Au-delà de l’aspect administratif, la formation post-permis présente un intérêt pratique réel. Les accidents impliquant des conducteurs novices surviennent très fréquemment dans la première année de conduite autonome, souvent dans des situations que la préparation à l’examen n’a pas couvertes de façon approfondie : conduite de nuit, pluie intense, voies rapides à fort trafic. Un moniteur expérimenté peut identifier des automatismes défaillants et les corriger avant qu’ils ne provoquent une infraction ou un accident. C’est donc autant un investissement en sécurité qu’une démarche administrative, et les deux bénéfices se cumulent.
FAQ sur le code 106
📌 Le code 106 disparaît-il automatiquement ?
Non, il reste imprimé sur votre permis. Mais une fois la date de fin atteinte, vous n’êtes plus probatoire.
📌 Quelle différence entre 105 et 106 ?
En une phrase : 105 = permis repassé après annulation, 106 = première obtention.
📌 Comment savoir si ma période probatoire est finie ?
Regardez la date de fin inscrite à côté du code 106. Si elle est dépassée, votre permis est à 12 points.
📌 Que faire en cas d’erreur sur le code 106 ?
Passez par l’ANTS pour demander un duplicata corrigé.
📌 Puis-je réduire la durée probatoire ?
Oui, en suivant une formation post-permis, vous pouvez réduire votre durée de 3 à 2 ans, ou de 2 à 1 an et demi.
Ce qu’il faut retenir sur le code 106
Le code 106 permis de conduire n’est pas un piège, mais un simple indicateur de votre statut probatoire. Il se lit sur la ligne 12 du verso de votre permis, avec les dates de début et de fin. Pendant cette période, vous démarrez avec 6 points, devez coller le A, respecter des vitesses réduites et une alcoolémie quasi nulle. La durée varie entre 2 et 3 ans selon votre formation, et peut être réduite grâce à un stage post-permis.
En bref, ce petit nombre à trois chiffres est la preuve que vous êtes en train de construire vos premières années de conduite : prudence, respect des règles et patience, et vous franchirez bientôt le cap vers le permis définitif à 12 points.






