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Permis de conduire : voici l’astuce de milliers de conducteurs pour ne plus perdre de points, « c’est horrible et inhumaine »

permis de conduire voici l’astuce de milliers de conducteurs pour ne plus perdre de points, « c’est horrible et inhumaine »
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Le permis à points a été créé pour responsabiliser les automobilistes et renforcer la sécurité routière. Mais certains Français ont trouvé une méthode pour contourner le système… une astuce inhumaine, voire macabre, qui choque autant qu’elle fascine 😨. Pour ne pas perdre leurs points, ils vont jusqu’à désigner des personnes décédées comme responsables de leurs infractions. Un procédé illégal, risqué et moralement révoltant.

Alors, comment fonctionne cette fraude ? Pourquoi attire-t-elle autant de conducteurs ? Et surtout, quelles sont les sanctions encourues ?

Pourquoi les conducteurs redoutent autant la perte de points

Perdre des points sur son permis est devenu la hantise de milliers d’automobilistes. Un excès de vitesse, un feu rouge grillé, un téléphone au volant, et la sanction tombe. Chaque infraction rapproche de la suspension ou de l’annulation du permis, souvent indispensable pour travailler ou se déplacer au quotidien.

Face à cette peur, certains cherchent à garder leur solde de points intact, quitte à explorer les zones grises de la loi. Si beaucoup choisissent les stages de récupération de points, d’autres basculent dans des méthodes douteuses, voire criminelles.

Cette obsession du « permis sauvé » a même créé un véritable marché parallèle, où la morale n’a plus sa place.

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Comment fonctionne cette astuce macabre du permis à points

La fraude repose sur une faille administrative : après un décès, les fichiers officiels ne sont pas toujours mis à jour immédiatement. Tant que le dossier du défunt reste actif, il est techniquement possible de lui attribuer une infraction.

Voici comment certains procèdent :

  1. Le conducteur reçoit une contravention.
  2. Au moment de désigner le conducteur fautif, il indique le nom d’une personne décédée.
  3. L’administration enregistre la désignation, mais aucun retrait de points réel n’est effectué, car le permis du défunt n’est plus valide.

Résultat : le fraudeur garde tous ses points, et la contravention disparaît dans le néant administratif.

Ce système tordu ne se limite plus au cercle familial. Des trafics organisés se sont créés autour de cette pratique morbide.

Le trafic de points de défunts : un marché noir bien réel

Sur certains forums et réseaux, des annonces proposent des points de permis de personnes décédées à vendre 💶. D’après la sénatrice Marie-Claude Lermytte, ce commerce illégal peut atteindre jusqu’à 1 000 € le point !

Les fraudeurs se procurent des identités de défunts dont les fichiers ne sont pas encore mis à jour, puis les revendent à des automobilistes souhaitant éviter les retraits de points.
Ce trafic de points repose sur une logique purement financière : sauver son permis coûte cher, mais certains sont prêts à tout pour ne pas perdre leur liberté de conduire.

Un phénomène aussi cynique que lucratif, qui met en lumière les failles du système administratif français.

Pourquoi ces failles existent encore

L’origine du problème se trouve dans le décalage entre les fichiers administratifs :

  • Les données d’état civil (décès) ne sont pas toujours croisées en temps réel avec
  • Les fichiers du permis à points (SNPC).
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Ce décalage de quelques semaines, voire de plusieurs mois, offre une fenêtre d’opportunité aux fraudeurs. Certains exploitent cette lenteur pour manipuler les déclarations d’infractions, profitant du manque de coordination entre administrations.

Mais les autorités en ont désormais pleinement conscience, et les contrôles s’intensifient.

Les sanctions encourues pour cette fraude inhumaine

Derrière cette astuce soi-disant « maligne », se cache un délit grave :
👉 Faux et usage de faux.

La loi française est implacable :

  • Jusqu’à 5 ans de prison,
  • 75 000 € d’amende,
  • Et en cas de circonstances aggravantes : 7 ans de prison et 100 000 € d’amende.

À cela s’ajoutent :

  • une contravention de 5e classe (jusqu’à 1 500 €),
  • la suspension du permis,
  • et parfois des sanctions professionnelles pour les fonctionnaires ou les métiers soumis à probité (chauffeurs, policiers, magistrats, etc.).

Comme le rappelle Me Jean-Baptiste Le Dall, avocat en droit routier, ces dossiers finissent devant le tribunal correctionnel, et les juges se montrent de plus en plus sévères pour donner l’exemple.

Les conséquences professionnelles et personnelles

Frauder le système du permis à points, c’est risquer bien plus qu’une amende. Une condamnation peut :

  • figurer sur le casier judiciaire,
  • bloquer l’accès à certains métiers (transport, sécurité, administration),
  • et ruiner une carrière entière.

Beaucoup de fraudeurs réalisent trop tard qu’ils ont mis en jeu leur vie professionnelle pour éviter un simple stage de récupération de points à 250 €. Une décision souvent irréversible.

Les contrôles renforcés pour stopper le trafic

Les autorités ont désormais resserré les mailles du filet. Les logiciels de l’administration permettent aujourd’hui de détecter automatiquement lorsqu’un conducteur désigné est décédé.
Les fichiers d’état civil et les bases du ministère de l’Intérieur sont régulièrement croisés pour repérer les anomalies.

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Résultat : ceux qui croyaient exploiter une faille sont désormais repérés et poursuivis beaucoup plus facilement.

La Direction de la Sécurité Routière l’assure : cette fraude, autrefois méconnue, est aujourd’hui une priorité nationale de lutte.

Quelles sont les alternatives légales pour récupérer ses points ?

Heureusement, il existe des solutions 100 % légales pour préserver son permis de conduire sans tricher.

1. Suivre un stage de récupération de points

C’est la méthode la plus rapide et la plus efficace. En deux jours, il est possible de récupérer jusqu’à 4 points. Ces stages sont proposés par des centres agréés dans toute la France.

2. Adopter une conduite responsable

C’est la solution la plus durable. En respectant les limitations de vitesse, les priorités et les zones de danger, on garde ses points sans stress. 🚗

3. Consulter régulièrement son solde de points

Le site officiel MesPointsPermis.gouv.fr permet de suivre son solde actualisé et d’anticiper avant qu’il ne soit trop tard.

4. Refuser toute proposition douteuse

Ne jamais céder à une offre d’« achat de points ». Derrière ces annonces se cachent souvent des arnaques ou des trafics organisés étroitement surveillés par la police.

Solution légaleAvantage principalCoût approximatif
Stage de récupération+4 points en 2 jours200 à 300 €
Bonne conduiteAucun risque judiciaireGratuit
Consultation du soldeAnticipation et sérénitéGratuit
Refus de fraudeTranquillité d’espritInestimable

Une leçon de civisme et de responsabilité

Ce phénomène du « permis des morts » révèle un malaise profond : la peur de perdre son permis a poussé certains à oublier toute notion de morale. Pourtant, le permis de conduire ne devrait jamais devenir un instrument de fraude ou de cynisme.

Au lieu de jouer avec la loi, mieux vaut jouer la carte de la prévention et de la pédagogie.
Car, au fond, respecter les règles, c’est préserver bien plus que des points : c’est protéger des vies ❤️.

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