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Automobilistes : ces gros inconvénients de la fonction Start and Stop que les garagistes vous cachent

automobilistes ces gros inconvénients de la fonction start and stop que les garagistes vous cachent
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La fonction Start and Stop, apparue discrètement sur la plupart des voitures modernes, est présentée comme une avancée écologique et économique. Sur le papier, elle réduit la consommation et les émissions en coupant automatiquement le moteur à chaque arrêt. En pratique, pourtant, cette technologie cache bien des désagréments. Derrière l’argument de la sobriété énergétique se cachent usure prématurée, pannes coûteuses et inconfort au volant, souvent passés sous silence par les garagistes.

Alors, faut-il vraiment lui faire confiance ? Décortiquons ensemble ce que les constructeurs ne disent pas toujours haut et fort.

Une technologie plus complexe qu’il n’y paraît

Le système Start and Stop semble simple : le moteur s’éteint à chaque feu rouge, puis redémarre dès qu’on relâche le frein ou qu’on appuie sur l’embrayage. Pourtant, cette apparente simplicité repose sur un mécanisme très sollicité, impliquant batterie, démarreur, courroie d’accessoire, capteurs électroniques et gestion moteur.

Chaque arrêt/redémarrage n’est pas anodin : contrairement à un moteur classique conçu pour quelques milliers de cycles de démarrage dans sa vie, un moteur doté du Start and Stop peut en subir dix fois plus. Et cette sursollicitation n’est pas sans conséquence sur la durée de vie des composants.

Une batterie spécifique, chère et fragile

La première victime de ce système, c’est la batterie. Elle doit supporter un nombre élevé de cycles d’arrêt/redémarrage, bien supérieur à celui d’un véhicule sans Start and Stop. Les constructeurs utilisent donc des batteries dites EFB ou AGM, plus résistantes et capables d’alimenter les accessoires (radio, climatisation, phares) lorsque le moteur est coupé.

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Mais cette performance a un prix. Ces batteries sont :

  • Beaucoup plus chères (jusqu’à 300 € pour certains modèles).
  • Difficiles à trouver hors réseau constructeur.
  • Et leur durée de vie est plus courte : parfois à peine trois ans, contre cinq ou six pour une batterie classique.

🔋 Résultat ? Une technologie censée vous faire économiser quelques litres de carburant finit souvent par vous coûter plusieurs centaines d’euros au garage.

Un démarreur mis à rude épreuve

L’autre grande victime du Start and Stop, c’est le démarreur. Contrairement à un usage normal où il intervient quelques fois par trajet, ici il peut s’activer des dizaines, voire des centaines de fois par jour.

Ce stress mécanique répété provoque une usure accélérée de ses composants internes. Son remplacement n’est pas une mince affaire : il faut parfois déposer des éléments du moteur, ce qui alourdit considérablement la facture. Certains automobilistes ont vu leur démarreur rendre l’âme après seulement 60 000 km, un record de fragilité pour une pièce censée durer la vie du véhicule.

💬 Comme le résume un garagiste : « Le Start and Stop, c’est bon pour les ingénieurs, pas pour les mécanos. »

La courroie d’accessoire : l’usure sournoise

Peu de conducteurs le savent, mais le Start and Stop abîme aussi la courroie d’accessoire. Chaque arrêt du moteur la détend, chaque redémarrage la sollicite brutalement. Ces variations fréquentes de tension accélèrent son vieillissement.

Une courroie qui se dégrade, c’est un risque de bruit moteur, perte de charge, voire casse, avec parfois des conséquences sur la distribution. Son remplacement anticipé (parfois avant 80 000 km) peut coûter plusieurs centaines d’euros.

Des économies de carburant… très relatives

C’est l’argument phare des constructeurs : le Start and Stop permettrait d’économiser jusqu’à 10 % de carburant. Mais dans les faits, ces chiffres idéalisés dépendent de conditions parfaites : conduite urbaine fluide, moteur chaud, batterie neuve…

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Dans la réalité, les gains sont souvent inférieurs à 3 ou 4 %. Et quand on ajoute le coût des réparations supplémentaires (batterie, démarreur, capteurs), l’économie s’envole vite.

Voici un tableau comparatif illustrant la différence entre les gains espérés et les coûts réels :

Élément concernéGain théorique / Coût réelFréquence d’interventionPrix moyen constaté
Consommation de carburant-5 % à -10 %Permanente~30 € économisés / an
Batterie EFB/AGM+300 € à l’achatTous les 3 à 4 ans250 à 400 €
Démarreur renforcéUsure rapideTous les 60 000 à 80 000 km400 à 700 €
Courroie d’accessoireUsure accéléréeTous les 80 000 km150 à 300 €

📉 En clair : les économies de carburant annoncées ne compensent pas les coûts de maintenance induits.

Un confort de conduite souvent perturbé

Sur le plan du ressenti, le Start and Stop ne fait pas l’unanimité. De nombreux conducteurs se plaignent de redémarrages trop lents ou hésitants, notamment aux feux rouges ou dans les embouteillages. Cette micro-seconde de latence suffit à créer une gêne, voire à provoquer des situations dangereuses.

Dans certaines conditions (montées, carrefours, croisements), la coupure du moteur arrive au pire moment, laissant le conducteur sans réaction possible. Ce décalage dans la reprise peut surprendre les automobilistes derrière et générer stress et agacement.

Et quand on ajoute la sensation désagréable du moteur qui s’éteint et se rallume sans cesse, beaucoup finissent par considérer cette innovation comme… une contrainte de plus.

Une fiabilité variable selon les modèles

Toutes les voitures équipées du Start and Stop ne se valent pas. Sur certains modèles récents, le système est intelligent et tient compte de la température du moteur, du niveau de batterie ou du trafic. Mais sur d’autres, il agit de manière trop brutale ou trop fréquente.

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Résultat : des coupures intempestives, parfois même lorsque le véhicule n’est pas complètement arrêté. Certains conducteurs parlent de “bugs” persistants, d’autres notent des voyants de tableau de bord allumés en permanence à cause d’un dysfonctionnement du système.

🧠 L’électronique censée tout simplifier finit donc par compliquer la vie du conducteur, et par allonger les passages au garage.

Pourquoi tant d’automobilistes le désactivent

Face à ces désagréments, de plus en plus d’automobilistes prennent le réflexe de désactiver la fonction Start and Stop dès qu’ils démarrent. Un simple appui sur un bouton, et tout rentre dans l’ordre.

Ceux qui ont franchi le pas affirment retrouver une conduite plus fluide, plus naturelle et moins stressante, notamment en ville. Le gain de confort dépasse largement la petite économie de carburant promise.

Certains vont même plus loin : ils désactivent le système définitivement via des modules électroniques ou des reprogrammations, bien que cette pratique soit controversée et parfois illégale selon les constructeurs.

En ville, un vrai casse-tête pour les conducteurs

Le Start and Stop, censé briller en circulation urbaine, se révèle souvent être son pire terrain de jeu. Dans les bouchons ou aux ronds-points, le moteur s’arrête et redémarre sans cesse, ce qui épuise autant le véhicule que le conducteur.

Voici les effets les plus fréquents constatés :

  • Redémarrages retardés qui surprennent le conducteur.
  • Difficulté à démarrer en côte, surtout sur boîte manuelle.
  • Coupure du moteur en plein créneau ou en manœuvre.
  • Irritation accrue dans les files d’attente et les carrefours.

💡 Certains constructeurs ont fini par l’admettre : dans certaines conditions, désactiver le système améliore la sécurité et la fluidité.

Alors, le Start and Stop est-il une fausse bonne idée ?

Sur le plan écologique, l’intention est louable : limiter la consommation et les émissions de CO₂. Mais sur le plan mécanique et économique, le bilan est bien moins flatteur. Entre les batteries hors de prix, les pannes prématurées et le manque de confort de conduite, le système Start and Stop semble davantage servir les normes d’homologation que les automobilistes eux-mêmes.

Pour beaucoup, la solution est simple : un appui sur le bouton “OFF” à chaque trajet. Moins de stress, moins de risques, et au final… plus de plaisir de conduite.

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