Essai BSA Gold Star 650 : le réveil d’une légende classique

Motard casqué sur moto dorée, paysage rural vallonné
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La BSA Gold Star 650 ne ressemble à aucune autre moto moderne. Elle porte un nom chargé d’histoire, celui d’une machine qui dominait les circuits et les cœurs des amateurs de moto britannique dans les années 1950. Aujourd’hui ressuscitée, cette néo-rétro britannique entend séduire une nouvelle génération sans trahir l’âme de l’originale. Voici ce qu’on en pense après quelques centaines de kilomètres selle.

À retenir

Idée principale Détail
🏆 Un héritage historique fort Né en 1937, le nom Gold Star vient d’une médaille dorée de Brooklands à 100 mph.
⚙️ Motorisation moderne sous look vintage Profiter d’un monocylindre 652 cm³ liquide offrant 45 ch et 55 Nm de couple.
🛣️ Comportement routier accessible et plaisant 175 kg et selle à 810 mm pour une prise en main rapide et rassurante.
⚠️ Quelques limites à connaître Suspension arrière ferme et absence de bulle : fatigue notable sur longs trajets.
🇬🇧 Une identité britannique assumée face aux rivales Se démarquer de la Royal Enfield ou Kawasaki W800 par son exclusivité de marque.
💶 Un tarif cohérent avec le marché néo-rétro Compter entre 7 000 et 8 000 euros pour une finition soignée et l’ABS de série.

Histoire et héritage de la Gold Star : un nom qui pèse lourd

Avant de parler de la moto elle-même, il faut comprendre d’où vient ce nom. La BSA Gold Star originale est née en 1937, lorsque l’usine de Birmingham Small Arms Company décida de produire une réplique de course accessible au grand public. Le pilote Wal Handley avait bouclé un tour de Brooklands à plus de 100 mph, décrochant la fameuse médaille dorée. Le nom était né.

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Dans les années 1950, la Gold Star monocylindre devint une référence absolue. Elle remportait des épreuves de scramble, de trial et de course sur route avec une régularité déconcertante. Jeff Smith, champion du monde de motocross avec BSA dans les années 1960, contribua à asseoir la légende de la marque. Arrêtée en 1963 avec la faillite progressive du constructeur, la Gold Star disparut pendant des décennies.

Le rachat de la marque BSA par un groupe indien, puis le développement d’une nouvelle moto en collaboration avec des ingénieurs britanniques et indiens, a permis ce retour attendu. La nouvelle BSA Gold Star 650 a été présentée officiellement en 2022. Elle repose sur des bases modernes tout en affichant une esthétique résolument classique. Un pari audacieux, mais cohérent avec la tendance des motos rétro à moteur moderne.

Fiche technique de la BSA Gold Star 650 : ce que cache ce beau carénage

Sous sa robe d’époque, la Gold Star 650 cache une mécanique bien contemporaine. Le moteur est un monocylindre de 652 cm³ à refroidissement liquide, développant environ 45 chevaux. Ce n’est pas une bête de puissance, mais ce n’est pas l’objectif. La philosophie ici, c’est le plaisir de conduire à vitesse raisonnable, la souplesse en ville, et la sensation de couple dès les bas régimes.

Caractéristique Valeur
Cylindrée 652 cm³
Puissance maximale 45 ch à 6 500 tr/min
Couple maximal 55 Nm à 4 000 tr/min
Poids à vide 175 kg
Hauteur de selle 810 mm
Réservoir 12,5 litres

Le cadre est en acier tubulaire double berceau, ce qui contribue à la rigidité et au look vintage. Les suspensions restent classiques : fourche télescopique à l’avant, deux amortisseurs jumelés à l’arrière. Le freinage bénéficie d’un système ABS de série, discret mais efficace. La boîte à cinq rapports passe avec précision, même si on aurait apprécié un sixième rapport sur autoroute.

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Pour ceux qui cherchent une moto plus puissante et orientée performances, il existe des alternatives radicalement différentes sur le marché, comme la BMW K1300R, un roadster sportif aux antipodes du style classique de la Gold Star. Chaque moto correspond à un état d’esprit bien particulier.

Comportement routier et sensations : ce que la Gold Star 650 a dans le ventre

En selle, la première impression est celle d’une moto bien proportionnée et rassurante. La position de conduite est droite, légèrement inclinée vers l’avant. Les repose-pieds tombent naturellement. On se sent immédiatement à l’aise, que l’on soit débutant ou motard expérimenté. La hauteur de selle à 810 mm reste accessible pour une grande majorité de gabarits.

En ville, la Gold Star se faufile avec aisance. Son poids contenu de 175 kg se fait rapidement oublier. Le moteur monocylindre pulse doucement à bas régime, avec ce caractère rugueux et attachant propre aux gros singles. On l’entend, on le ressent. C’est précisément ce que les amateurs de motos à caractère recherchent.

Sur route de campagne, la BSA Gold Star 650 révèle son meilleur profil. Elle aime les virages enchaînés, répond avec franchise aux ordres du guidon et inspire confiance. L’ABS reste discret dans les situations normales. L’amortissement, bien que classique dans sa conception, absorbe correctement les irrégularités. Seul bémol : la suspension arrière un peu ferme sur mauvais revêtement, surtout en duo.

Sur longue distance, on apprécie le confort global, mais on note l’absence de bulle de protection. Résultat : la fatigue s’installe après deux heures consécutives à vitesse soutenue. Une escapade de week-end en campagne reste néanmoins parfaitement envisageable. Pour voyager correctement équipé, pensez aussi à votre équipement : des gants moto adaptés à toutes conditions météo font partie des indispensables à glisser dans le top-case.

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La Gold Star 650 face à ses rivales : où se situe-t-elle vraiment ?

Le segment des motos néo-rétro à monocylindre est concurrentiel. Face à la Royal Enfield Interceptor 650, à la Honda CB350 ou encore à la Kawasaki W800, la Gold Star joue sa propre partition. Elle mise tout sur l’exclusivité de son nom, la qualité perçue de sa finition, et son identité britannique affirmée.

Voici les points forts qui ressortent après cet essai :

  • Un design vintage fidèle à l’esprit des années 1950
  • Un moteur souple et caractériel dès les bas régimes
  • Un poids contenu pour une maniabilité en ville appréciable
  • Une finition soignée avec des matériaux de qualité
  • Un ABS discret et efficace de série

Son positionnement tarifaire, autour de 7 000 à 8 000 euros, reste cohérent avec l’offre du marché. Elle n’est pas donnée, mais elle ne déçoit pas non plus. La BSA Gold Star 650 s’adresse à celui ou celle qui veut rouler avec style, sans chercher la performance à tout prix. Elle incarne une idée du motocyclisme où le plaisir prime sur les chiffres. Et franchement, c’est rafraîchissant.

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